On vous raconte l'histoire de la galette des rois, et promis, on va vous surprendre

Nous n’expliquons plus la tradition des Rois Mages – Melchior, Balthazar et Gaspard – dont l’arrivée est célébrée tous les 6 janvier ( que Dieu fait ? ) à l’occasion de l’épiphanie. Mais manger un dessert dans un contexte festif était loin de faire l’unanimité dans la communauté chrétienne : luthériens, calvinistes et certains catholiques ne voyaient pas d’un très bon œil cette coutume considérée comme païenne et pratiquée depuis les célébrations romaines au moment du solstice d’hiver appelées les Saturnales : une fête qui élisait un roi – d’où l’expression « tirer les rois »- à une table où maîtres et esclaves mangeaient ensemble.

Et la fève dans tout cela ? Initialement, et son nom le prouve, il s’agissait d’une légumineuse symbole de fécondité, cachée dans la galette qui désignait roi le chanceux qui l’avait sous la dent. Rien qui ne dénote de la tradition qui a traversé les siècles, sauf qu’à l’époque médiévale, l’élu était fortement incité à payer sa tournée, d’où la coutume du « roi boit ». La radinerie n’étant jamais loin, certains s’aventuraient à avaler la fève pour se soustraire à leurs obligations. Ce constat fait, c’est la fin des haricots, et la fève en porcelaine fait son apparition, bien moins facile à ingérer.

Quant à la couronne, en plomb et étain, elle n’était pas déposée sur la tête du nouveau roi mais bien sur celles des pèlerins et voyageurs à l’image des Rois Mages, considérés alors comme leurs patrons. Progressivement, la couronne a rejoint la galette, avec une interruption pendant la Révolution Française. Et oui, il n’était pas question d’élire un roi ! Mais pour autant, il était toujours de bon ton et bon goût de partager un gâteau, surnommé pour l’occasion « la galette de la Liberté ».

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Marie-Eve Brisson
Marie-Eve est journaliste chez Mint. Elle a fait ses armes chez Télérama puis Causette en passant par une agence de design et l’enseignement du yoga. Elle aime donc faire des détours dans sa vie professionnelle comme dans Paris, où elle part à la quête de nouvelles adresses, avec une prédilection pour les coins cachés, les épices qu’elle ne connait pas encore et les céramistes en tout genre.

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