Délices d'initiés : Le Baratin (Paris)

Pour célébrer Paris dans le numéro #19, nous avons demandé à quelques connaisseurs émérites de nous raconter quels étaient les restaurants qui leur manquaient le plus. Entre anecdotes, cuisine et habitudes, petit tour d’horizon des lieux qui font Paris.

Nicolas Clerc, fondateur du café Télescope (Paris)

« Le Baratin est le resto qui me manque le plus. Tu termines ta journée, tu tournes un peu en rond et t’as pas envie de cuisiner mais t’as envie de te faire du bien. Et donc tu montes à Pyrénées et tu arrives au Baratin. J’y vais seul car c’est mon plaisir : à la fin de la journée après avoir travaillé au café, je réalise que j’ai vu plein de monde alors avoir des conversations, c’est parfois trop. Pinuche, qui est en salle, est assez taiseux pour qu’on soit bien juste tous les deux quand je m’assieds au comptoir. En principe, j’y vais pas trop tard pour avoir de la place et parce que je me convaincs que je vais partir tôt, et à chaque fois ça ne rate pas, je pars beaucoup trop tard. Parmi les plats que j’aime, je pense à la cervelle, c’est quelque chose que tu ne fais pas chez toi, et même si tu le faisais chez toi ça ne serait pas aussi bon. Raquel fait ça avec un beurre citronné et des petites pommes de terre vapeur… La texture, le goût, tout est merveilleux. Je n’ai jamais commandé de vin là-bas, il faut laisser faire ! Mon rituel est bien huilé: j’arrive, je prends un canon puis je commande deux entrées et un plat, toujours. Un jour, j’ai fait deux entrées et un rognon, j’ai vu un rognon entier repartir en cuisine car le client n’aimait pas… J’ai donc mangé son plat. J’ai fait des records de n’importe quoi au Baratin, la cuisine est hors-normes mais
c’est surtout l’ambiance. Parfois je me dis qu’ils pourraient me donner des cacahuètes, au final j’y vais pour les voir. »

Le Baratin

Restaurant
3 rue Jouye-Rouve, 75020 Paris
Journaliste
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Déborah Pham
Co-fondatrice de Mint et du restaurant parisien Maison Maison. Quand elle n’est pas en vadrouille, elle aime s’attabler dans ses restos préférés pour des repas interminables arrosés de vins natures. Déborah travaille actuellement sur différents projets éditoriaux et projette de consacrer ses vieux jours à la confection de fromage de chèvre à la montagne.
Photographe
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Elise Toïdé
Elise a étudié la photographie documentaire à New York. Elle vit et travaille aujourd'hui à Paris. De la mode à son quotidien, elle capture chaque instant avec poésie.

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