Family food, Moko Hirayama, Omar Koreitem, Mia et Aly

Chez Moko et Omar, le couple a la tête de Mokonuts et Mokoloco, la cuisine occupe une place centrale autant dans leur vie professionnelle que personnelle. Comme ils disent : « au restaurant, c’est la cuisine d’Omar et le four de Moko, tandis qu’à la maison, c’est vraiment le terrain de Moko! » Un patrimoine aux multiples influences dont nous avons discuté tout en cuisinant à huit mains, dans l’intimité de leur appartement familial. Voici la recette des biscuits à l’huile d’olive.

Moko : C’est ma cuisine là (rires).

Omar : Parfois elle ne me laisse pas entrer. Je lui dis : « je peux t’aider, je peux faire la plonge pendant que tu cuisines » mais elle me répond : « non non, ça me dérange ! » 

Moko : Moi, je fais la plonge en cuisinant… 

Omar : Elle me chasse !

« Quand les filles étaient petites, Omar travaillait le soir. Nous n’avions pas encore notre restaurant et sans vraiment le planifier, j’ai commencé à cuisiner avec beaucoup d’influences japonaises. Je me suis inspirée de la cuisine à la fois traditionnelle et moderne de ma mère japonaise, c’est cet héritage que je transmets aujourd’hui à mes filles. Elles aiment le dashi, le poisson cru plutôt que cuit, l’huile de sésame, la sauce soja, les algues… Ce sont des goûts auxquels elles ont été habituées. Un principe très important chez nous : on mange ensemble. Il n’y a pas d’heure de repas pour les enfants et d’heure de repas pour les adultes ! D’ailleurs, Mokonuts est né de cette envie d’équilibrer vie professionnelle et vie familiale. Nous savions que le restaurant devait être à proximité de la maison. Les filles viennent tous les jours après l’école. Ça reste très contraignant, mais nous avons réussi à trouver une sorte d’équilibre. Quand elles en ont envie, elles cuisinent avec nous. Elles ont même commencé à écrire leur propre cahier de recettes, avec des choses qu’elles savent faire toutes seules !

Quand elles étaient plus jeunes, on les laissait faire : des fois ce n’était pas assez sucré, ou trop salé, on se retrouvait avec des brins de cerfeuil entiers dans le gâteau mais maintenant elles commencent à comprendre et c’est tout à fait mangeable ! Cette idée de biscuits est née quand les filles étaient toutes petites : je cherchais une recette facile à faire avec elles, sans œuf car elles adorent manger la pâte crue, et qui ne soit pas trop sucrée… J’ai trouvé cette base de biscuits à l’huile dans un livre japonais et je l’ai retravaillée. Depuis, on les fait souvent. J’aime leur côté évolutif et versatile. Les ingrédients et les formes évoluent avec l’âge : on peut mélanger les farines, faire des ronds, utiliser des emporte-pièces élaborés ou tracer des lettres au couteau… Cette année, nous avons fait pas mal de sandwichs avec en garnissant les biscuits de confiture ou de pâte à tartiner. »

La recette des biscuits à l’huile d’olive

Photos : Pierre Lucet-Penato

Ingrédients pour une quinzaine

  • 120 g de farine (blé ou moitié blé, moitié sarrasin, seigle, maïs…)
  • 1 pincée de sel
  • 30 g de sirop d’érable (ou de sucre)
  • 30 g d’huile d’olive
  • 30 g d’eau ou de lait si utilisation de sucre
    Facultatif : 2/3 g de levure chimique

Préparation

  1. Mélanger la farine avec le sel et le sucre, ajouter l’huile d’olive et sabler du bout des doigts. Pour une consistance plus croquante, mettre un peu de levure chimique et continuer à sabler.
  2. Si vous utilisez plutôt du sirop d’érable à la place du sucre, ajoutez-le.
  3. Ajouter l’eau ou le lait et former une boule.
  4. Etaler sur une épaisseur de 5 mm environ, puis couper avec des emporte-pièces ou des verres. Avec une fourchette, on peut faire des dessins sur les sablés avant de les enfourner.
  5. Faire cuire au four pendant 10 minutes à 170°C.

Manger tel quel ou à moitié trempé dans du chocolat ou encore
en sandwich avec de la pâte à tartiner, de la confiture, ou de la glace…

Journaliste
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Julie Gerbet
Julie est slasheuse indépendante dans l'univers du manger, tantôt journaliste (Grazia), chroniqueuse (Le Fooding), auteure, cuisinière des fois et surtout podcasteuse (À Poêle).
Photographe
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Pierre Lucet-Penato
Pierre est photographe. Les backstages des défilés et les cuisines des têtes toquées sont ses terrains de jeu favoris. Il travaille avec M Le Magazine ou encore Le Fooding.

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