Hubert Charrier, La Grande Evasion

19 février 2015

Rencontre

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Cette idée, c’est un peu celle d’un copain d’un copain et c’est comme ça qu’on a eu le bonheur de tomber dessus et de le partager avec vous aujourd’hui. Amoureux de musique de film depuis toujours, Hubert Charrier a décidé de lancer La Grande Evasion cette année. La radio accompagne la plupart de nos journées depuis, les rendant tantôt joyeuses, tantôt épiques. Rencontre en musique, en écoutant la radio.

Mint : Qui es-tu Hubert Charrier ?

Je suis un journaliste et un entrepreneur de 26 ans. Pour expliquer un peu mon parcours, j’ai fait un I.U.T en Technique de Commercialisation avant d’intégrer une école de journalisme à Lille. Ça me permet de ne pas trop être largué et de pouvoir toucher à plusieurs domaines à la fois.

Mint : Comment est née ta web radio ?

C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis un bail. Cela fait bien six ans que ça me travaille. En fait, je suis passionné de musique de film depuis toujours et je n’ai jamais réussi à trouver la radio qui me correspondait. J’me suis donc dit : « pourquoi ne pas la lancer cette radio ? ». Après tout, il y a bien des radios de classique, de jazz, de techno, d’électro, de musique du monde. La musique de film, c’est tout ça à la fois. On a pour idée de parler globalement de musique à l’image, donc il ne sera pas rare d’entendre chez nous de la musique de jeu vidéo, de série ou encore de dessin-animé.

Mint : Qui travaille pour La Grande Evasion ?

On est actuellement cinq à travailler sur La Grande Évasion. J’ai une équipe qui met le site en place. Ils sont à l’origine de cet aspect graphique, cette touche un peu particulière. Il y a Léo au dev et Jérôme & J-B, les deux DA. J’ai également un ingé son, Vincent, pour les émissions. C’est indispensable au bon fonctionnement de La Grande Évasion.

Mint : Quels ont été les retours jusqu’à présent ?

Les retours sont vraiment chouettes pour l’instant. Les gens sont enthousiastes, que ce soit les compositeurs ou les passionnés. Maintenant, l’objectif c’est vraiment d’attirer un public plus large. La composition à l’image a le potentiel pour toucher tout le monde, elle porte en elle cette racine populaire. L’air le plus célèbre de musique classique aujourd’hui, ce n’est pas la 5e de Beethov ni la numéro 40 de Mozart, c’est peut-être bien les trois premières notes de Star Wars. C’est ça qui est génial. Si Wagner avait vécu à notre époque, il aurait été compositeur pour l’image. La musique de film, c’est le classique d’aujourd’hui et de demain.

Mint : Est-ce que tu aimerais rendre la radio plus « sociale » avec davantage d’interactions entre les auditeurs ?

Oui, on travaille déjà sur une deuxième version du site avec plus d’interactions. En attendant, nous sommes déjà très présent sur les réseaux sociaux, que ce soit Facebook ou Twitter. C’est vraiment un point important et ça nous permet d’être directement au contact de nos auditeurs. Chaque semaine, ce sont d’ailleurs eux qui choisissent la bande originale qu’ils veulent entendre. Ils nous proposent des idées, participent, réagissent. C’est important, on veut vraiment rassembler une communauté autour de cette aventure. A côté, on est aussi curator sur une bien jolie plateforme, soundsgood. Les gens peuvent nous y retrouver et écouter des playlist thématiques.

Mint : Peux-tu nous parler des émissions sur La Grande Evasion ?

Pour l’instant, on a deux émissions : Mélodie en sous-sol et Musical Suspect. L’une est une émission d’interview classique avec un compositeur qui nous parle de son actu, de ses projets, de ses influences, l’autre est une émission d’analyse. Le but, c’est d’étoffer ça rapidement. On a une émission de jazz qui arrivera bientôt, une chronique sur la partie mag du site qui devrait aussi se mettre en place et puis encore plein de choses dans les cartons…

Mint : Quels seront tes prochains challenges ? 

La prochaine étape pour La Grande Évasion, ce serait de trouver un partenariat solide, d’attirer des annonceurs, de trouver des financements pour participer à notre développement. On recherche aussi un lieu d’enregistrement. Actuellement, on enregistre à l’Eicar (une école de son et d’image) qui nous laisse disposer très gentiment de son matériel et de ses locaux, mais sur le long terme, on voudrait plus de créneaux horaires. Dans une école, c’est forcément un peu restreint.

Mint : Une musique de film que tu aimes par dessus tout ? 

C’est une question un peu difficile. J’aime vraiment l’école française. D’ailleurs elle tient une place très importante dans notre programmation. Ma bande originale de chevet c’est peut-être Flic ou Voyou de Philippe Sarde avec la trompette de Chet Baker, c’est une tuerie. En vrai, je suis incapable de ne vous en citer qu’une. Je préfère vous faire un top 100. Le mieux, ça reste encore de nous écouter, il n’y a que du bon sur La Grande Évasion. Oui, c’est un chouette slogan en plus.

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