Vancouver dans l'oeil de @vishalparadigm

 

unnamed-51 unnamed-81 unnamed-91 unnamed-71 unnamed-61 unnamed-101

Certains clichés rappellent furieusement l’atmosphère glaciale de la série Twin Peaks, tandis que d’autres déclenchent en nous une folle envie d’évasion et de verdure. Bienvenue sur le compte Instagram du Vancouverois Vishal Marapon, un passionné de photographie âgé de 33 ans.
Mint

Hello Vishal, que fais-tu dans la vie ?

Vishal

Je partage mon temps entre mes projets de photographe freelance et un job de serveur dans un restaurant. Mon souhait est évidemment de pouvoir consacrer tout mon temps à la photographie…

Mint

Quand as-tu commencé à utiliser Instagram et pourquoi ?

Vishal

J’ai téléchargé l’appli dès sa sortie. À ce moment-là, j’ai trouvé que c’était vraiment ennuyant, sans oublier la qualité désastreuse des photos. Quand j’ai déménagé à New York, chaque personne que je rencontrais là-bas me demandait mon pseudo IG au lieu de me prendre mon numéro de téléphone. Ainsi, j’ai découvert que la plateforme avait vraiment changé en peu de temps et que c’était une source infinie de superbes photos. C’est vraiment cool de pouvoir dénicher le travail d’artistes enthousiastes à l’idée de montrer leurs photos sur leur smartphone. Plus je postais de photos, plus les gens me supportaient et me félicitaient, c’est gratifiant.

Mint

As-tu des conseils à donner aux utilisateurs d’Instagram ?

Vishal

Et bien j’avoue que beaucoup de photographes possèdent un très -trop ?- grand nombre d’abonnés à leur compte alors que leurs clichés sont souvent très semblables. Selon moi, cette application me permet de rester créatif, elle représente une sorte de galerie d’art virtuelle que tout le monde peut voir en un clic. Les commentaires m’aident à grandir artistiquement. Mais la condition à cela est de poster seulement des photos que l’on juge nécessaires.

Mint

Quels sont les filtres que tu recommandes ? Ou une application destinée à ajouter quelques détails ou arrangements à une photo ?

Vishal

J’utilise Instasize pour couper et recadrer un cliché. Parfois, j’utilise les nouveaux paramètres disponibles via la mise à jour d’Instagram, de façon à donner un petit coup de fouet à un cliché. Mais mon but est d’intégrer des photos les plus naturelles possibles, fraîchement capturées.

Mint

Quand on regarde l’ensemble de tes photos, on peut percevoir un côté triste ou disons « froid », est-ce volontaire ?

Vishal

Je ne pense pas que le terme “triste” soit exact. La plupart de mon travail est inspiré par mon quotidien et tout ce qui m’entoure. Je vis à Vancouver, la météo est glaciale, pluvieuse et venteuse. Du coup, le brouillard et l’air ambiant donnent une photo un peu grisée, involontairement. Alors que j’adore utiliser la couleur dès que j’en ai l’opportunité.

Mint

Tu as plus de 2 300 followers sur ton compte. Est-ce que ça te permet de trouver de nouvelles opportunités professionnelles ?

Vishal

J’ai vraiment pris l’habitude de n’inclure que des photos que je juge de bonne qualité, qui sont souvent connectées avec divers projets professionnels. Dès que je suis fier d’un cliché, je le télécharge sur mon compte, comme un portfolio. Du coup, les gens vont découvrir mon site web et me contactent s’ils le souhaitent. C’est vraiment pratique.

Journaliste
0 article par :
Fanny Vedreine
Fanny est journaliste et passe la plupart de son temps le nez plongé dans ses bouquins. Elle a vécu un an à San Francisco et a été un parfait guide lors de notre reportage. Au printemps, elle aime se baigner dans les lacs en Auvergne.

L'Écosse vue par Richard Gaston

Le Japon dans l'objectif de la photographe Pia Riverola

Dans l'objectif de Bea De Giacomo

L'Ouest américain dans l'objectif de Leeor Wild

La Californie vue par Ludwig Favre

Un trésor oublié en plein Pigalle

Chicharron : dans l'objectif de Hiro Tanaka