Explore Arles

01 juillet 2019

City guide

Texte : Hélène Rocco
Photos : Tiphaine Caro

C’est une parfaite carte postale, une ville estivale par essence. Début juillet, quand le monde entier s’y retrouve, Arles bouillonne au rythme des expositions. Les ruelles sont pleines à craquer et il faut jouer des coudes pour dîner aux meilleures tables. Pourtant, on n’oserait pas s’en plaindre : cette ambiance chaleureuse nous pousse à revenir. Inondée de soleil et bordée par le Rhône, la capitale de la Camargue qui a tant inspirée Van Gogh fait aussi vibrer les amoureux des vieilles pierres. À l’heure de la sieste, on contourne les arènes antiques et on s’engage dans les allées inconnues, sans but précis, une glace à l’huile d’olive à la main. Très vite, on a l’impression de connaître ces dédales comme sa poche. Qu’importe le tumulte éphémère, il se dégage de cette cité culturelle une profonde sérénité. À la nuit tombée, elle se dévoile sous son meilleur profil quand touristes et locaux se rencontrent joyeusement autour d’un verre, sur les terrasses de la place du Forum.

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Le lit

Hôtel du Cloître

Lové dans le cloître Saint-Trophime, ce superbe hôtel aux carrelages rétro a été pensé par l’architecte et designer India Mahdavi. Dans cette bâtisse traditionnelle, la collection d’art contemporain de la propriétaire, Maja Hoff mann, se marie à la déco colorée des dix-neuf chambres. Surtout, attardez-vous sur le toit : la vue sur le clocher de l’église, qui date du XIIè siècle, y est imprenable.

18 Rue du Cloître

Hameau des Baux

On croirait mettre le pied dans un petit village des Alpilles lorsque l’on passe les portes de cet hôtel cinq étoiles niché au coeur d’une oliveraie. Conçu à la façon d’un mas provençal pavé de tomettes, le lieu s’organise autour d’une place bordée de platanes, à quelques pas d’une belle piscine.

Chemin de Bourgeac, 13520 Paradou

L’Hôtel Particulier

Dans le centre historique de la cité arlésienne, cette résidence du 19è siècle dispose d’un jardin secret, d’une piscine et d’un spa où se délasser. Les chambres lumineuses misent tout sur le blanc. Quant aux chanceux qui séjournent au dernier étage, ils peuvent profiter d’une terrasse sur les toits.

4, rue de la Monnaie

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La table

L’Ouvre-boîte

À l’ombre d’un Polonia centenaire, on respire les effluves de chèvrefeuille. Cette épicerie-guinguette fait valser des assiettes pimpantes à partager. Au menu : des spécialités locales comme le caviar d’oursins, le chou, le fromage de brebis. On découvre aussi la cuisine nippo-camarguaise, avec les œufs mimosa au wasabi que l’on arrose de vins natures. Incontournable. 22 Rue du Cloître

Le Réfectoire

On en ferait volontiers notre cantine : située sur le chantier de la Fondation Luma, l’adresse propose des plats locavores signés Armand Arnal (aussi chef étoilé de La Chassagnette). Ici, les légumes de saison sont rois et on ne fait qu’une bouchée des carottes glacées à l’orange qui accompagnent un tendre paleron braisé.

Grande Halle – ZAC des Ateliers, 45 Chemin des Minimes

Simone & Paulette

Numa Muller officiait avant au restaurant Arles à Amsterdam, il envoie désormais une cuisine maîtrisée à ce micro-comptoir arlésien. Les produits frais et de saison agitent les papilles et on savoure chaque bouchée du quasi de veau, broccolini et fenouil barigoule servi ce jour-là. Du riz au lait caramel noisettes aussi.

21 rue du Pont

Le Chardon

Les habitués n’ont pas le temps de se lasser de la cuisine du Chardon : les chefs valsent tous les deux mois. Julia Mitton, Laura Vidal et Harry Cummins, les maîtres des lieux, veillent au grain pour sélectionner les cuistots en résidence. Cet été, c’est le chef danois Mads Christensen qui nous régale de spécialités scandinaves et asiatiques.

37 Rue des Arènes

Le Galoubet

On s’installe en terrasse, sous la tonnelle de vigne vierge, et on se laisse séduire par la cuisine provençale de Céline Arribart. Dans ce repaire de becs fins, les assiettes se composent de poisson en croûte de sel, légumes ensoleillés et desserts de grand-mère, arrosés d’une tripotée de vins locaux.

18, rue du Docteur-Fanton

Monstre

Il manquait une bonne table où découvrir de jeunes talents, c’est désormais chose faite. Face à une exposition de photographes japonais, on déguste une épaule d’agneau, du riz camarguais et une crème brûlée au gingembre. Une anecdote se murmure depuis l’an dernier : Mathieu Chedid aurait rameuté la foule en improvisant un bœuf sur la terrasse. Avec un peu de chance, ça pourrait aussi vous arriver cet été.

13, rue Tour de Fabre

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Le verre

Le Gibolin

Son nom lui vient d’un sketch des Deschiens et rien que pour ça, on s’y précipite. Dans cette cave gaillarde, on siffle des verres de vin jusqu’au bout de la nuit. La carte penche du côté nature de la force et on peut toujours éponger les excès par des spécialités de bistrot, comme les piquillos farcis à la morue.

13, rue des Porcelets

Grand Hôtel Nord-Pinus

Fernandel venait y boire son pastis et Picasso grignotait ici des anchois avant de se faire tirer le portrait. Véritable institution arlésienne, l’hôtel abrite un bar plein de panache qui nous fait tout de suite de l’œil. À l’heure de l’apéro, on se laisse bercer par le chant des guitares.

14, Place du Forum

Au bonheur d’Émilie

Lorsque l’on est à Arles pour les Rencontres de la photographie, on ne cesse de vadrouiller sous un soleil de plomb. Une halte dans ce café est toujours appréciée : un jus de fruits aux framboises et à la pêche, pressées minute, permet de recharger les batteries pour être à nouveau sur pied.

5 Rue Jouvène

La glace

Soleileïs

Étape indispensable à toute balade arlésienne qui se respecte, ce glacier artisanal propose des sorbets entièrement naturels dont les fruits proviennent des vergers du coin. On se met donc au parfum local et on déguste une glace à l’huile d’olive et une autre à la pêche.

9 Rue du Dr Fanton

Scaramouche

Hommage au fi lm de capes et d’épées du même nom, l’adresse propose, en plus des grands classiques, quelques saveurs provençales. Plutôt que l’intrigante glace géranium-pistaches, on opte finalement pour un mariage détonnant : romarin, huile d’olive, pignon et yaourt de brebis.

18, place Paul Doumer

Le shopping

Maison Genin

Dans la bien-nommée rue des Porcelets est fabriqué le saucisson d’Arles depuis 1877. Il est composé des parties maigres du porc et du bœuf, mêlées à des herbes de Provence, des épices, un soupçon de gras, de la chair à saucisson et d’un peu de vin rouge pour ne rien gâcher.

11, rue des Porcelets

La Main qui pense

Planqué dans une ancienne écurie, l’atelier de la céramiste Cécile Cayrol a attiré notre attention par sa vitrine élégante. On y trouve des assiettes,
des tasses et des bols minimalistes ocres, gris et en porcelaine blanche que l’on rêverait de pouvoir emporter avec soi.

15, rue Tour-de-Fabre

La Parfumerie arlésienne

Derrière les murs épais d’un hôtel particulier, cette parfumerie a imaginé une fragrance fraîche et fleurie qui fait le succès de la maison. L’Eau d’Arles’ a été adoptée par de nombreuses habitantes de la région. Plus corsée, ‘L’Eau de Camargue’ convient, paraît-il, aux hommes au caractère bien trempé.

26, rue de la Liberté

Découvrir

Fondation Luma

Encore en construction, la tour colossale pensée par Frank Gehry est visible dans toute la ville. Bientôt elle abritera, comme cinq autres bâtiments industriels, des galeries, des salles d’expositions, des restaurants et un immense jardin. En attendant, le parc des Ateliers demeure une étape incontournable, grâce aux nombreux événements culturels qui s’y tiennent chaque année.

45 Chemin des Minimes

Actes Sud

L’une des plus influentes maisons d’éditions françaises a pignon sur rue à Arles. La célèbre librairie locale est un vrai lieu de vie culturelle qui abrite des salles de cinéma, des expositions, un hammam et la Chapelle du Méjan où sont organisés des concerts et des expositions.

23 Place Nina Berberova

Fondation Vincent Van Gogh

Vincent van Gogh a un temps vécu en ville. Depuis 2014, un bel hôtel particulier compile quelques unes de ses toiles lumineuses et naturalistes, ainsi que des créations d’art contemporain qui entrent en résonance avec le travail du maître hollandais.

35, rue du Dr Fanton

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